Le mot de la présidente pour les 100 ans de l’Ajir

Le 24 septembre, notre association a célébré son centenaire dans le magnifique jardin des Missions étrangères de Paris (Mep) réunissant des représentants des religions, du monde des médias, de la communication, de l’édition et de la recherche. La veille, le sondage de l’Ifop pour l’Ajir sous la direction de Jérôme Fourquet, venu aux Mep le commenter, avait été largement relayé. Le chiffre en effet était historique : les Français qui croient en Dieu ne sont plus que 49%.

Pour nous journalistes en charge des religions, ce sondage sur le sentiment religieux des Français sonne-t-il le glas de notre profession, en un mot faut-il y voir l’annonce programmée de notre « mise en chômage technique » ? Paradoxe que nous n’avons pas manqué de souligner, alors que Dieu poursuivrait sa sortie en douceur de nos sociétés, les religions prennent une place grandissante dans l’actualité jusqu’à parfois la saturer. Une réalité dont nous devons rendre compte avec professionnalisme et discernement.

Notre spécialité au sein des rédactions se situe en effet au carrefour des questions religieuses, sociétales, anthropologiques, politiques, géopolitiques, mais aussi de l’histoire, de la mémoire et de l’intime. Cette particularité est à la fois son originalité, sa grande richesse, son exigence. D’où l’importance de sa pérennité au sein des rédactions. Périlleux exercice en effet que celui de s’improviser informateur religieux « à la demande ». Alors que le politologue et sociologue des religions Philippe Portier devait décrire dans une brillante analyse la moindre reconnaissance de notre spécialité fondue au sein des services Société des médias généralistes, Franz-Olivier Giesbert et Jean-François Colosimo ont pourtant rappelé combien son existence autonome est importante

Enfin , concernant la mémoire de notre association, je tiens à remercier celles et ceux qui nous ont précédés de nous avoir transmis la qualité de leur travail et aussi de leur engagement afin que perdure ce lien confraternel qui nous unit.

Geneviève Delrue, présidente de l’Ajir

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