Église et société

Pédocriminalité, mariage pour tous, place des chrétiens dans la société… Ces sujets de société sont évoqués régulièrement dans des ouvrages publiés par des membres de l’Ajir.

Omerta. La pédophilie dans l’Église

de Sophie Lebrun (Éd. Tallandier, 2019)

 Pourquoi l’Église, qui a des normes très strictes sur la sexualité, compte-t-elle tant de prédateurs sexuels ? Pour quelles raisons a-t-elle laissé faire et ignoré la souffrance des victimes ? Comment peut-elle éradiquer ce fléau ? Dans cette enquête de terrain sans précédent, Sophie Lebrun répond à ces questions et propose des solutions. En quelques mois, tout a basculé. Ce qui était caché est étalé au grand jour. Ce qui était considéré comme l’œuvre de quelques brebis galeuses s’avère être un phénomène généralisé. L’ampleur des actes de pédophilie ne peut plus être niée, tant par le nombre des victimes que par ce qu’elle révèle d’un système d’abus de pouvoir et d’une loi du silence le couvrant. Pour enquêter, l’auteure s’est immergée dans les affaires les plus emblématiques, a rencontré les victimes, suivi les procès des accusés, interrogé la hiérarchie de l’Église et consulté de nombreux spécialistes des abus sexuels. Elle nous présente ici un panorama exhaustif de ce drame, tout en essayant de comprendre l’impensable et en proposant des clefs pour lutter contre ce fléau. Un travail rigoureux et objectif qui fera date.


Un moment de vérité. Une théologienne face à la pédocriminalité

Véronique Margron et Jérôme Cordelier (Éd. Albin Michel, 2019)

Véronique Margron est une voix catholique qui compte et une responsable reconnue de l’institution ecclésiale. Cette appartenance la rend peut-être plus radicale encore dans sa critique d’un système qui a permis tant d’abus sexuels dans l’Église, et qui en a organisé l’impunité. Véronique Margron a été amenée depuis des décennies à recevoir et écouter des victimes d’abus de toutes sortes, et cette expérience donne à son propos une densité humaine unique. De plus, s’engageant en théologienne, elle pousse la réflexion au-delà de la simple critique d’un dysfonctionnement, fût-il gravissime : il s’agit de déceler dans ce qui structure l’Église les racines du mal – et dans ses fondements spirituels les issues possibles d’un relèvement.


Mariage pour tous : divorce chez les cathos

de Philippe Clanché (Éd. Plon, 2014)

Que s’est-il vraiment passé dans le monde catho avec le  » Mariage pour tous  » ? La première enquête de terrain. Un état des lieux étonnant et inédit du catholicisme français. Entre octobre 2012 et mai 2013, les catholiques ont été en première ligne dans le débat autour de la loi Taubira ouvrant le mariage aux couples homosexuels. Certains observateurs ont pensé que tous étaient mobilisés contre le Mariage pour tous. Mais qui sait ce qui s’est réellement joué dans le monde catholique? À partir des textes officiels et, surtout, des témoignages de catholiques de tous bords, ecclésiastiques et laïques, l’auteur révèle pourquoi la Conférence des évêques a laissé se dérouler une mobilisation si clivante et si dangereuse pour l’unité de la communauté. Il raconte comment certains prêtres ont blessé, par leur propos, des familles concernées par l’homosexualité et déjà en difficulté dans les communautés chrétiennes ; comment, au sein même des foyers, la parole officielle a souvent étouffé le débat. Il explique aussi pourquoi les voix  » progressistes  » ont eu tant de mal à se faire entendre. Une enquête de terrain inédite qui jette les bases d’une réflexion incontournable : comment les catholiques vont-ils pouvoir dépasser cette rupture ? Et quelle sera l’Église de demain ?


Pourquoi le christianisme fait scandale

de Jean-Pierre Denis (Éd. du Seuil, 2010)

La contre-culture d’hier est devenue la culture officielle. Elle a transformé l’art, la mode, la famille, l’école, le droit, la société tout entière. Mais le triomphe des utopies a été cher payé. L’individu, enfin libéré, se sent soudain bien seul face à la marchandisation des corps et des cœurs.
Affaibli par ses erreurs, marginalisé, voire donné pour mort, le christianisme se trouve dans la position paradoxale de pouvoir sauver ses ennemis d’hier, parmi lesquels les droits de l’homme, avec leur aspiration à l’universel, ou la science, aujourd’hui dominée par la technique.
Remontant le cours des siècles, méditant sur l’art comme sur la littérature, explorant les débats éthiques, l’auteur dessine les contours d’une nouvelle spiritualité. La ritualité, la gratuité, la fragilité et finalement la possibilité même d’une cohérence du sens… Voilà quelques-unes des  » valeurs faibles  » que cet ouvrage novateur et dérangeant oppose avec force aux  » vérités molles  » de notre temps. Et si le christianisme était l’ultime rébellion ?

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